« Jadis, tu avais des passions et tu les appelais mauvaises. Mais maintenant tu ne possèdes plus que des vertus : elles sont issues de tes passions. […] Autrefois tu avais des chiens sauvages dans ta cave : mais à la fin ils se sont métamorphosés en oiseaux et en aimables chanteuses » (Zarathoustra)

« ‘’Le bien de la totalité exige l’abandon de l’individu’’… Or, il n’existe pas de pareille totalité ! Au fond l’homme a perdu la croyance en sa valeur, dès que ce n’est pas un tout infiniment précieux qui agit par lui » (Nietzsche, VP, I, §5)

« Qui sait mettre sa volonté dans les choses, y met au moins un sens : cela revient à croire qu’une volonté s’y trouve déjà » (CdI, I, §18)

« Sérieux dans le jeu. — À Gênes, du haut d’une tour j’entendis, au moment du crépuscule du soir, un long air de clochettes : il ne voulait pas finir et résonnait, comme insatiable de lui-même, par-dessus le murmure des rues, dans le ciel du soir et la brise marine, si triste, si puéril en même temps, si mélancolique. Alors je pensai aux paroles de Platon et je les sentis tout à coup au fond du coeur : Tout ce qui est humain ensemble ne vaut pas le grand sérieux, et pourtant — » (HTH I, §628)

« On ne choisit la dialectique que lorsqu’on a pas d’autres moyens […] Elle ne peut être qu’une arme de fortune aux mains des désespérés qui n’ont pas d’autres armes » (Nietzsche, « Crépuscule des Idoles », Le problème de Socrate, § 6)

« Si le lien conservateur des instincts n’était pas infiniment plus puissant, s’il ne servait pas, dans l’ensemble, de régulateur : l’humanité périrait par ses jugements absurdes, par ses divagations avec les yeux ouverts, par ses jugements superficiels et sa crédulité, en un mot par sa conscience » (Nietzsche, « Généalogie de la morale », II, § 1)

« Celui, en effet, qui est lui-même sur des jambes malades et délicates, tout comme vous, celui-là veut surtout, qu’il le sache ou se dissimule : être ménagé » (Nietzsche, « Ainsi parlait Zarathoustra », « La salutation »)

@peisithanatos Et donc chez Nietzsche (FP XII, 8 [2]), le saut vers l’individuel : « Les hommes courageux et créateurs ne conçoivent jamais plaisir et douleur comme ultimes questions de valeur, - ce sont des états corrélatifs, il faut vouloir les deux si l’on veut atteindre quelque chose »

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« L’obsession de la souffrance est toujours le propre d’un état de déséquilibre morbide, et l’irritabilité le signe de l’affaiblissement de l’instinct d’autodéfense » (Wotling à propos du problème de la souffrance chez Nietzsche)

« La compassion chrétienne en face de la souffrance du prochain a un revers : c’est la profonde suspicion en face de toutes les joies du prochain, de la joie que cause au prochain tout ce qu’il veut, tout ce qu’il peut » (Nietzsche)

« Pauvre, joyeux et indépendant ! - C’est possible simultanément ; pauvre, joyeux et esclave ! - c’est aussi possible » (Nietzsche)

« [Enseigner le catéchisme de la morale à tous] c’est errer dans le vague et tenir des discours aux animaux pour en faire des hommes ; quoi d’étonnant si les animaux trouvent cela ennuyeux ! » (Nietzsche)

« Heureux les oublieux, car ils viennent aussi à bout de leurs sottises. » (Nietzsche)

« L’indépendance (appelée ‘’liberté de pensée’’ dans sa dose la plus faible) est la forme du renoncement que l’esprit dominateur qui finit par accepter - lui qui a longtemps cherché ce qu’il pourrait dominer et qui n’a trouvé que lui-même » (Nietzsche)

« OÙ IL FAUT DÉSIRER LE FANATISME. On ne peut enthousiasmer les natures flegmatiques qu’en les fanatisant. » (Nietzsche)

« Tandis que la plupart des hommes choisissent le métier de marin par amour de la mer, Ryûji s’était fait marin parce qu’il détestait la terre » (Yukio Mishima)

« Plutôt faire quoi que ce soit que de ne rien faire du tout. Ce principe est un lacet bien fait pour étrangler toute culture et tout goût élevé » (Nietzsche)

« Quand on place le centre de gravité de la vie non dans la vie, mais dans ‘’l’au-delà’’ - dans le Néant - on enlève du même coup tout centre de gravité à la vie ; le grand mensonge de l’immortalité personnelle détruit tout ce qui, dans l’instinct, est nature et raison. […] Vivre de telle sorte qu’il n’y ait plus de sens à vivre, voilà ce qui devient alors le ‘’sens’’ de la vie. » (Nietzsche)

« Quid aeternis minorem
Consiliis animam fatigas ?
Cur non sub alta vel platano vel hac
Pinu jacentes » (Horace)

« Qui donc a intérêt à s’évader de la réalité par le mensonge ? Celui qui souffre de la réalité […] C’est la prédominance des sentiments désagréables sur les sentiments agréables qui est la cause de [la morale / religion chrétienne] : mais cette prédominance nous donne aussi la formule de la décadence… » (Nietzsche)

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